Le lien d'amour, et puis la maladie. Et puis la mort, le souffle suspendu pour toujours, et après les souvenir. Et l''éternité aussi.
J'observe et je m'émeus. J'enregistre, pour retenir et voir mieux. Je choisis, pour partager, pour donner à voir, à comprendre, et peut-être entrer en résonance avec d'autres.
Recordar. Ce titre signifie se rappeler en espagnol. Il contient le mot anglais record. A la manière des human records de l'Ecole sociologique de Chicago, ce projet enregistre la dernière tranche de vie de mes parents.
Recordar veut embrasser, comprendre et partager, par le biais de la photographie et en assumant un regard à la fois doux et clinique, les dernières leçons de vie que mes parents (ces êtres qui ont cheminés l'un avec/pour l'autre une vie entière) avaient à m'offrir : Comment quitter la vie? Comment dire adieu ? Et, lorsque l'on reste seule, comment se reconstruire, émerger et respirer à nouveau?
Quelques extraits de poésie parsèment ce travail, pour leur capacité à ouvrir, à donner un peu d'air.
Ce travail, réalisé en Espagne lors des visites annuelles à mes parents, s'étend sur une période d'environ 7 ans.
Je l'ai fait pour dire je t'aime, et comme thérapie aussi.

























